{"id":413,"date":"2015-06-16T15:12:51","date_gmt":"2015-06-16T14:12:51","guid":{"rendered":"http:\/\/veterinaires.lu\/?p=413"},"modified":"2015-06-16T15:12:51","modified_gmt":"2015-06-16T14:12:51","slug":"les-maladies-vectorielles-tiques-moustique-puces","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/2015\/06\/16\/les-maladies-vectorielles-tiques-moustique-puces\/","title":{"rendered":"Les maladies vectorielles : tiques, Moustique, Puces,\u2026"},"content":{"rendered":"<div lang=\"FR\">\n<div class=\"Section1\">\n<blockquote>\n<div lang=\"FR\">\n<div class=\"Section1\">\n<p><b>L\u2019homme, le principal acteur de l\u2019\u00e9volution des maladies vectorielles<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">Les maladies \u00e0 transmission vectorielle sont ainsi \u00e0 l\u2019interface entre l\u2019homme, l\u2019animal et l\u2019environnement. Leur \u00e9pid\u00e9miologie, complexe, est constamment en \u00e9volution. L\u2019activit\u00e9 \u00a0humaine est \u00a0apparue comme le principal moteur d\u2019\u00e9volution, loin devant le changement climatique. Dans le cas de la borr\u00e9liose, par exemple, un effet r\u00e9el de l\u2019anthropisation est not\u00e9. L\u2019homme va davantage au contact de la nature, et cr\u00e9e des biotopes id\u00e9aux pour les tiques gr\u00e2ce au maintien de la biodiversit\u00e9 des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales dans les for\u00eats (arr\u00eat des pratiques d\u2019\u00e9cobuage, d\u00e9veloppement des arbustes, ou de ch\u00eanes qui fournissent de la nourriture aux rongeurs), \u00e0 l\u2019augmentation des populations sauvages (cerfs, chevreuils ou sangliers) et aux pratiques d\u2019agrainage.<\/span><\/p>\n<h2><b>Moyens de lutte et de contr\u00f4le<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">La lutte contre les maladies transmises par les moustiques, comme le chikungunya, associe l\u2019usage des insecticides chimiques (six familles autoris\u00e9es en sant\u00e9 publique) ou bact\u00e9riens \u00e0 des mesures de lutte physiques (destruction des g\u00eetes larvaires ou des sites de reproduction), biologiques (pr\u00e9dateurs des larves tels que les guppies ou les jeunes tilapias, ou des champignons entomophages) et g\u00e9n\u00e9tiques (adultes rendus st\u00e9riles, translocation de g\u00e8nes l\u00e9taux). Le comportement des insectes doit \u00eatre pris en compte, car ceux-ci s\u2019adaptent en changeant l\u2019endroit o\u00f9 ils se gorgent (si les moustiquaires les repoussent vers l\u2019ext\u00e9rieur, par exemple), ou encore le moment de leur pic d\u2019activit\u00e9. Le d\u00e9veloppement des r\u00e9sistances a aussi un impact, qui peut \u00eatre mesur\u00e9. Car, m\u00eame si les insectes sont devenus plus r\u00e9sistants aux insecticides, certains y sont aussi davantage expos\u00e9s. En pr\u00e9vention pour les animaux et les hommes, le d\u00e9veloppement de vaccins est n\u00e9cessaire.<\/span><\/p>\n<h2><b>Plusieurs niveaux de surveillance<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">La surveillance \u00e9pid\u00e9miologique se d\u00e9cline sous plusieurs formes, qui se combinent en fonction des objectifs fix\u00e9s, et de leurs avantages et inconv\u00e9nients. La surveillance \u00e9v\u00e9nementielle ou passive se fonde sur la d\u00e9claration spontan\u00e9e des suspicions. La surveillance syndromique repose sur le recueil et l\u2019analyse d\u2019indicateurs de sant\u00e9 ou de syndromes cliniques (affections nerveuses des chevaux, par exemple). Exhaustive, elle n\u2019est pas tr\u00e8s sp\u00e9cifique et ne permet pas d\u2019obtenir des r\u00e9sultats en temps r\u00e9el. La surveillance programm\u00e9e, ou active, consiste en une recherche cibl\u00e9e avec des collectes d\u2019\u00e9chantillons r\u00e9p\u00e9t\u00e9es (sentinelles). Le choix de l\u2019\u00e9chantillon en est le facteur limitant, avec des r\u00e9sultats dont la pr\u00e9cocit\u00e9 n\u2019est pas toujours suffisante. La surveillance vectorielle (pi\u00e9geage, r\u00e9cup\u00e9ration, tri et identifications des insectes) est utilis\u00e9e pour d\u00e9finir les zones \u00e0 risque, ou nouvellement colonis\u00e9es, et les p\u00e9riodes d\u2019inactivit\u00e9 des vecteurs. Elle ne permet pas d\u2019\u00e9valuer la densit\u00e9 de vecteurs ni de surveiller la maladie chez les h\u00f4tes. Dans le cas du virus du\u00a0<i>West Nile<\/i>, la surveillance \u00e9v\u00e9nementielle chez les oiseaux \u00e9tait adapt\u00e9e aux \u00c9tats-Unis (corvid\u00e9s), mais pas en France o\u00f9 les oiseaux n\u2019en meurent pas de fa\u00e7on aussi rep\u00e9rable.<\/span><\/p>\n<h2><a name=\"n1\"><\/a><b>Points forts<\/b><\/h2>\n<p><b>Chikungunya<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">Ce petit alphavirus se d\u00e9veloppe d\u00e9sormais selon deux cycles\u00a0: l\u2019un, classique, sylvatique qui fait intervenir les primates et les moustiques (<i>Aedes<\/i>) avec un h\u00f4te humain accidentel, et un autre plus r\u00e9cent, urbain, qui s\u2019est affranchi de l\u2019h\u00f4te sauvage et circule directement du moustique \u00e0 l\u2019homme. Le chikungunya s\u2019est r\u00e9cemment diffus\u00e9 dans les Cara\u00efbes, avec une progression impossible \u00e0 stopper d\u2019autant plus que les populations y sont na\u00efves pour ce virus, avec un fort potentiel de d\u00e9veloppement d\u2019un cycle enzootique faisant intervenir les primates locaux.<\/span><\/p>\n<p><b>Borr\u00e9liose de Lyme<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">Les signes cliniques de cette affection sont comparables chez l\u2019homme et les animaux. Trois cents esp\u00e8ces animales sont h\u00f4tes des tiques vectrices, mais toutes ne sont pas des r\u00e9servoirs de la bact\u00e9rie. C\u2019est le cas des cervid\u00e9s, dont le r\u00f4le \u00e9pid\u00e9miologique est essentiellement de permettre la persistance des tiques. Le diagnostic est d\u00e9licat\u00a0: il fait intervenir analyses de laboratoire et maladie clinique. Une s\u00e9rologie positive n\u2019a pas de valeur diagnostique sans clinique associ\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><b>Anaplasma phagocytophilum<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">L\u2019analyse g\u00e9n\u00e9tique de l\u2019agent de cette affection montre qu\u2019il en existe plusieurs souches. Toutes sont retrouv\u00e9es chez les bovins, dont une souche mise en \u00e9vidence seulement chez ces derniers, une souche qui circule essentiellement chez les chevreuils avec une transmission occasionnelle aux bovins et une autre qui infecte plusieurs esp\u00e8ces de mammif\u00e8res (chevaux et chiens notamment). Les g\u00e9notypes rencontr\u00e9s chez les petits rongeurs sont diff\u00e9rents de ceux port\u00e9s par les mammif\u00e8res. Un seul g\u00e9notype sur les 40 d\u00e9termin\u00e9s (th\u00e8ses v\u00e9t\u00e9rinaires) est proche de la souche de r\u00e9f\u00e9rence am\u00e9ricaine (zoonose). Il est pr\u00e9sent en Camargue et poss\u00e8de donc un potentiel zoonotique.<\/span><\/p>\n<p><b>Leishmaniose<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">La zone de r\u00e9partition actuelle concerne tout le pourtour m\u00e9diterran\u00e9en. Elle remonte le long de la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne et s\u2019\u00e9tend dans le sud-ouest de\u00a0la France, mais les mod\u00e9lisations d\u00e9finissent une zone \u00e0 risque sur la fa\u00e7ade atlantique. La transmission sexuelle et verticale est d\u00e9montr\u00e9e dans les \u00e9levages canins.<\/span><\/p>\n<h2><b>Le potentiel zoonotique de la leishmaniose canine<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">En Europe, 410 \u00e0 620 cas de leishmaniose humaine sont diagnostiqu\u00e9s tous les ans. \u00c0 l\u2019origine maladie du nourrisson ou de l\u2019enfant, elle est devenue une affection de l\u2019adulte immunod\u00e9prim\u00e9. L\u2019euthanasie des chiens n\u2019a pas de sens en zone end\u00e9mique\u00a0: l\u2019homme peut tout \u00e0 fait \u00eatre piqu\u00e9 par les moustiques vecteurs au cours d\u2019activit\u00e9s de loisirs, comme au moment de prendre l\u2019ap\u00e9ritif en terrasse aux heures d\u2019action des vecteurs.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">La dangerosit\u00e9 d\u2019un chien asymptomatique pour l\u2019homme est nulle \u00e0 tr\u00e8s faible. Sauf lorsque l\u2019animal cliniquement atteint se trouve dans le m\u00eame foyer que des adultes en situation de grande fragilit\u00e9. Cette derni\u00e8re notion est \u00e0 moduler\u00a0: l\u2019affection peut se d\u00e9velopper chez des personnes initialement saines, apr\u00e8s un traitement immunod\u00e9presseur.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: x-large;\">Pr\u00e9vention\u00a0: la vaccination<\/span><\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">La\u00a0<u>Borreliose<\/u><\/span><u>\u00a0<\/u>et\u00a0la\u00a0<u>Leishmaniose<\/u>\u00a0sont reconnues comme des maladies \u00e0 fort potentiel de pr\u00e9vention chez le chien. Chez l\u2019homme les \u00e9tudes sont en cours, et prometteuses.<\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">La maladie de lyme est un protocole \u00e0 2 injections, espac\u00e9es de 3-5 semaines, puis rappel annuel.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">Pour\u00a0la Leishmaniose, 3 injections sont n\u00e9cessaires, toutes les 3 semaines, puis rappel annuel<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;\">Ces vaccinations ne concernent que les animaux \u00e0 risques\u00a0: soit g\u00e9ographique (vacances dans le Sud de l\u2019Europe (Italie\/Portugal\/Sud France\/ bassin m\u00e9diterran\u00e9en) soit le mode de vie (balades en for\u00eats, herbes hautes, campagnes isol\u00e9es)<\/span><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La transmission vectorielle est tr\u00e8s r\u00e9pandue. Elle concerne 40 % des virus des mammif\u00e8res et 70 % de ceux des v\u00e9g\u00e9taux. \u00bb Sans n\u00e9gliger les affections parasitaires et bact\u00e9riennes : la borr\u00e9liose de Lyme est la premi\u00e8re maladie vectorielle de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re Nord. En m\u00e9decine humaine, ce sont forc\u00e9ment des zoonoses.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":414,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-413","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-dr-carre"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/veterinaires.lu\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2015-06-16-\u00e0-16.12.16.png","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p6eAGo-6F","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/413","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=413"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/413\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":415,"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/413\/revisions\/415"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/414"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=413"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=413"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/veterinaires.lu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=413"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}